Administration et gestion du régime unique

Le nouveau régime de retraite à 100% Sécurité Sociale, verrait la disparition des caisses de retraites complémentaires. Les salariés de ces dernières seraient bien entendu intégrés à la nouvelle Sécurité Sociale. Les missions de prévention menées par certaines caisses complémentaires seraient prises en charge par la Sécurité Sociale.

Les fonds de la Sécurité Sociale provenant du salaire socialisé, qui est comme dit dans un paragraphe précédent la création et la propriété des seuls salariés (au sens large incluant les professions indépendantes et libérales), seront administrés et gérés uniquement par des représentants des salariés élus sur listes syndicales (avec représentants élus sur listes syndicales des professions libérales et indépendantes).

Il s’agirait là d’ailleurs d’un simple retour aux sources, puisqu’il en était ainsi à la création de la Sécurité Sociale

Ni le patronat, ni les assemblées parlementaires ou l’exécutif n’ont à avoir pouvoir d’intervention sur la Sécurité Sociale du point de vue de l’administration, de la gestion du régime et des choix budgétaires.

Comme on l’a vu les valeurs des différents paramètres « p » de la formule de calcul du salaire socialisé sont aussi un outil au service d’une politique. Ils sont donc fonction des orientations fixées par le pouvoir politique. En effet, suivant le choix des priorités (écologie, emploi, égalité salariale, etc.) relevant de la responsabilité des élus et du gouvernement, ces paramètres « p » peuvent être modifiés pour accentuer ou diminuer leurs poids. La Sécurité Sociale aurait la responsabilité d’élaborer ses modifications. Ceci permettrait aux représentants élus de la Sécurité Sociale de conserver la maîtrise budgétaire sur le salaire socialisé, d’éviter toutes baisses de recettes et de conserver le principe du salaire socialisé appartenant à ceux qui le crée par leur travail.